Les dessous des décorations aborigènes du Quai Branly

La Ferme de Buisson de Noisiel (77) organisait il y a peu un événement hommage à Franz Fanon au cours du quel j’ai pu avoir le plaisir de participer à des tables rondes.

L’une des tables rondes faisait intervenir Sally Price. Cette rencontre éphémère m’a ouvert une toute nouvelle perspective sur le Quai Branly. Vous savez, ce musée ouvert pas Jacques Chirac est sensé faire la part belle à l’art non occidental (donc primitif).

 

J’ai toujours aimé ce lieu que je considère comme un brassage de culture et un superbe étendard de la diversité culturelle. Jamais, je n’avais eu un regard critique sur la démarche de rassembler toutes ces œuvres d’art issues de lieux si différents dans un même lieu. Que les oeuvre Européennes y soient exclues ne me dérangeait absolument pas. Je n’y avais pas vu un signe condescendant d’opposition entre l’art primitif (vision post colonialiste de l’art) et l’art occidental (plus évolué?). Eh bien en entendant Sally Price décrire la manière dont les aborigènes, auteurs de décorations sur les façades du musée ont été traités (modification de leurs oeuvre à posteriori, explications erronées de leurs œuvres…), j’ai quelque peu changé d’avis.

 

Pour autant, j’aime toujours ce lieu. Mais, comme il est toujours bon d’avoir conscience des préjugés qui nous hantent et des messages qui nous sont transmis inconsciemment, je vous conseille de lire Au musée des illusions : le rendez-vous manqué du quai Branly de Sally Price. Un très beau livre pour aiguiser votre regard critique avant une visite du Quai Branly !

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