3 raisons pour faire un carnet de voyage cet été

Paul Gauguin
Paul Gauguin

Raison n°1 : marcher dans les pas des grands voyageurs

Carnet de Voyage - Eugène Delacroix -3
Eugène Delacroix

Carnet de voyage. Si ce terme ne vous évoque que le nom d’une émission estivale diffusée sur France 2, détrompez-vous. Le carnet de voyage est tout un art qui prend ses racines au XIVe siècle avec comme précurseur Eugène Delacroix et ses carnets du Maroc de 1832. Ce petit objet a contribué à faire s’élever le mythe du Voyage. Ou plutôt, celui du voyageur qui auréolé de toutes les valeurs humanistes s’aventure jusqu’aux contrées les plus lointaines pour en revenir avec des descriptions quasi ethnologiques consignées dans des carnets de voyage. Le voyageur, tel un témoin privilégié, avait la charge de raconter minutieusement à ses compatriotes ce qu’ils ne pourraient pas expérimenter. Les carnets étaient pour la majorité le seul moyen de vivre le Voyage. Imaginez le nombre d’explorateurs que ces oeuvres d’art du voyage ont dû inspirer et à quel point ils ont façonné notre imaginaire de l’Ailleurs. Pensez à Paul Gauguin et ses carnets de Tahiti,  Eugène Delacroix et l’Orientalisme, ou encore les frères Goncourt et l’Italie.

 

Raison n°2 : retrouver l’artiste qui sommeil en vous

À l’heure des smartphones qui filment et photographient tout, nous avons plus que jamais besoin de ces carnets un peu désuets pour voir le monde à travers les yeux enchanteurs des carnettistes. Le succès d’artistes contemporains comme Peter Beard, Patrick Singh, Anne SteinleinAntonia Neyrins, Titouan Lamazou et Quentin Lacoste en est une belle illustration.

Inspirant non ? Je vous invite à fréquenter assidûment le Festival des Etonnants Voyageurs de Saint Malo et le Rendez-Vous des carnets de voyage à Clermont Ferrand (co-fondé en 2000 par Michel Renaud, une des victimes de l’attentat à Charlie Hebdo) pour admirer des centaines de carnets de voyage et échanger avec leurs auteurs.

 

Banlieue Nomade
L’art de voyager en RER autour de paris.

Raison n°3 : pratiquer un art du voyage d’élite accessible

Le carnettisme malgré une très relative démocratisation du voyage garde certains réflexes élitistes : au contraire du touriste hédoniste quasi idiot, le carnettiste se voit comme un ethno-voyageur avide de découvertes qui par sa créativité interprète comme le résume Uniterre.com : « Au tourisme consumériste, le voyageur carnettiste oppose deux approches : contemplative et créative. ». Vous le comprenez, il s’agit ici plus d’un élitisme de valeurs que de moyens, comme se fut le cas autrefois, car  pas besoin d’aller au bout du monde pour s’arrêter, contempler et esquisser son ressenti sur un carnet.  En tenant un carnet de voyage, parce que notre attention est décuplée, on profite pleinement de l’instant en ayant simplement dans son sac :

– un cahier de dessin
– des stylos
– des crayons de couleur ou de la peinture aquarelle
– de la colle
– des ciseaux

Bon carnettage !

Cet article a 1 commentaire

  1. sabnic

    Ah oui, le carnet de voyage, rien de tel pour prolonger le jvoyage et les belles histoires qu’on en rapporte !!!!

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